Dans les articles les plus notés du 15 juin sur Hacker News, le sujet How do I opt my access point out of Google Location services? a attiré mon attention.

Pour améliorer les services de localisation et estimer la position d’un appareil, Google utilise des données Wi-Fi diffusées publiquement depuis des points d’accès sans fil ainsi que des données émanant des GPS, des antennes-relais et des capteurs. Ces données se limitent aux informations sur le point d’accès sans fil lui-même, y compris sa position.

Déterminer si un point d’accès est inclus dans les services de localisation de Google

Ce n’est pas nouveau, Google utilise et stocke les réseaux Wi-Fi visibles ainsi que leur position sur une carte. Par visible il faut entendre tout réseau Wi-Fi qui ne masque pas son SSID, le nom du réseau. Quasiment la très grande majorité des réseaux Wi-Fi, au doigt mouillé.

Liste de réseaux Wi-Fi.

D’un point de vue utilisateur des services Google, c’est plutôt une bonne chose : cela permet de mieux se géolocaliser en s’aidant de ces informations disponibles aux alentours, en plus des coordonnées GPS elles-mêmes. Mais d’un point de vue des propriétaires des points d’accès sans-fil, dont la plupart ont des noms presque uniques, cela signifie qu’un tiers — Google en l’occurrence — est capable de retrouver la position du nom d’un réseau Wi-Fi, et inversement. Pas terrible.

Heureusement, Google propose une méthode simple pour exclure son point d’accès Wi-Fi de cette collecte et utilisation : il faut ajouter le suffixe _nomap au nom de son réseau Wi-Fi. Mais entre nous, qui (parmi les personnes au courant) va vraiment modifier le nom de son réseau pour ajouter ce suffixe, moche qui plus est ?

C’est bien toute la problématique lorsqu’il faut donner son refus après coup, quand le consentement n’est pas demandé au préalable. Un peu comme pour FLoC.