Carnet de Nicolas

Journal de bord et autres pérégrinations de l’esprit.

Exclure son réseau Wi-Fi de la géolocalisation Google

Dans les articles les plus notés du 15 juin sur Hacker News, le sujet How do I opt my access point out of Google Location services? a attiré mon attention.

Pour améliorer les services de localisation et estimer la position d’un appareil, Google utilise des données Wi-Fi diffusées publiquement depuis des points d’accès sans fil ainsi que des données émanant des GPS, des antennes-relais et des capteurs. Ces données se limitent aux informations sur le point d’accès sans fil lui-même, y compris sa position.

Déterminer si un point d’accès est inclus dans les services de localisation de Google

Ce n’est pas nouveau, Google utilise et stocke les réseaux Wi-Fi visibles ainsi que leur position sur une carte. Par visible il faut entendre tout réseau Wi-Fi qui ne masque pas son SSID, le nom du réseau. Quasiment la très grande majorité des réseaux Wi-Fi, au doigt mouillé.

Liste de réseaux Wi-Fi.

D’un point de vue utilisateur des services Google, c’est plutôt une bonne chose : cela permet de mieux se géolocaliser en s’aidant de ces informations disponibles aux alentours, en plus des coordonnées GPS elles-mêmes. Mais d’un point de vue des propriétaires des points d’accès sans-fil, dont la plupart ont des noms presque uniques, cela signifie qu’un tiers — Google en l’occurrence — est capable de retrouver la position du nom d’un réseau Wi-Fi, et inversement. Pas terrible.

Heureusement, Google propose une méthode simple pour exclure son point d’accès Wi-Fi de cette collecte et utilisation : il faut ajouter le suffixe _nomap au nom de son réseau Wi-Fi. Mais entre nous, qui (parmi les personnes au courant) va vraiment modifier le nom de son réseau pour ajouter ce suffixe, moche qui plus est ?

C’est bien toute la problématique lorsqu’il faut donner son refus après coup, quand le consentement n’est pas demandé au préalable. Un peu comme pour FLoC.


Personnaliser le mode lecture de Firefox

Le mode lecture de Firefox est très pratique pour lire des pages web sur lesquelles la mise en forme ou la police d’écriture utilisée ne nous conviennent pas. Je m’en sers assez régulièrement, généralement pour les mêmes sites.

Malheureusement, les options sont assez limitées : on ne peut basculer qu’entre la police sans sérif par défaut (Helevetica ou Arial) et la police sérif par défaut (Georgia ou Times New Roman). Voyons comment personnaliser les polices d’écriture (et plus !) du mode lecture de Firefox.

Mode lecture de Firefox avec fenêtre des options basiques de personnalisation.
Mode lecture de Firefox après personnalisation de la police d’écriture.

Nous allons utiliser un fichier utilisateur chargé par Firefox, où nous indiquerons les règles CSS pour configurer le mode lecture à notre convenance.

  1. Accédez à about:support pour connaître votre dossier de profil utilisateur.
    Cherchez ensuite la ligne Dossier de profil pour ouvrir le dossier.
  2. À l’intérieur du dossier, créez un dossier enfant chrome.
  3. Dans ce nouveau dossier, créez maintenant le fichier userContent.css.
  4. De retour dans Firefox, il faut encore accéder à about:config pour activer l’option toolkit.legacyUserProfileCustomizations.stylesheets (valeur à true).

C’est dans le fichier userContent.css qu’on indique le comportement du mode lecture, par exemple les polices d’écriture à utiliser — elles doivent être installées sur votre ordinateur :

@-moz-document url-prefix(about:reader) {
  body.serif {
    font-family: "Source Serif Pro" !important;
  }
  body.sans-serif {
    font-family: "Inter" !important;
  }
}

Voilà, vous pouvez maintenant modifier le style et les comportements par défaut du mode lecture de Firefox. Et si vous avez plusieurs ordinateurs, pensez à synchroniser le fichier entre eux pour vous faciliter la tâche.


Politique, philosophie et convictions

Très jeune, j’ai été déçu par le sens que le monde moderne a donné à la politique. Et par ceux qui la font. J’ai le sentiment que, comme va le monde, les gens s’intéressent trop à la politique et pas assez à la philosophie. La norme semble non plus d’avoir une pensée, mais un avis. Un avis politique. Au lieu de se forger chaque jour une philosophie de vie propre, on se sent obligé de choisir un camp, on devient un partisan et, dès lors, on cesse de penser. On se met une étiquette, on en colle à autrui, et l’on ne juge plus qu’à travers elles. On fait de la politique un outil de dissension, de dispute, quand elle ne devrait servir que nos intérêts communs. Les gens qui font de la politique et ceux qui les élisent ne le font plus pour des raisons philosophiques, mais partisanes. Il ne pensent plus à l’humanité, mais à leur portefeuille.
J’ai toujours pensé que l’homme ne devrait se battre que pour protéger les faibles, jamais pour assouvir. L’homme ne devrait pas être dirigé par l’homme, mais par ses idées, ou ses idéaux. Et pour se forger des idées et des idéaux, il faut s’instruire, apprendre, écouter, chercher, questionner, remettre tout en question à chaque instant, y compris ses propres convictions.

— Henri Lœvenbruck, « J’irai tuer pour vous » (page 273) chez J’ai Lu