Carnet de Nicolas

Journal de bord et autres pérégrinations de l’esprit

En vrac #5

Avec l’utilisation de plus en plus massive de l’IA, le Bureau culturel de Genève a eu l’idée de créer l’échelle DALIA pour mesurer et indiquer quelle part d’IA a été utilisée dans une production. L’échelle va de D0 (100 % humain) à D5 (100 % IA).

Cette note est par exemple au niveau D0. Le dégradé arc-en-ciel en-tête du carnet, pour célébrer le début du mois des fiertés, est quant à lui au niveau D1, puisque j’ai utilisé Claude pour initier un dégradé en CSS, avant de le retravailler manuellement. En passant, l’évolution du drapeau des fiertés, qui a bien évolué depuis 1978, et dont je découvre qu’il est appelé drapeau de la fierté par le Canada.


J’aime bien utiliser l’expression « eating your own dog food ». Elle se traduit littéralement par « manger sa propre nourriture pour chien », mais j’ai récemment découvert la variante un peu plus chic « boire son propre champagne ». Qu’est-ce que ça signifie ? Simplement d’utiliser soi-même ses propres produits ou services. Cela permet d’être un peu son propre premier client, et de plus facilement identifier en condition réelle, à la fois que ce qui ne va pas, ce qui est améliorable, et ce qui fonctionne bien (et qu’il ne faut donc pas forcément changer sans en avoir bien mesurer les impacts au préalable).


Découvert en lisant Karl, une horloge alphabétique. Elle affiche l’heure, ça reste une horloge, mais chaque graduation correspond à un nombre écrit, et ces nombres sont affichés de façon alphabétique. C’est très déstabilisant pour lire l’heure.


Spencer Mortensen a écrit un article intéressant (en anglais) sur les techniques d’offuscation des e-mails en 2026 : quelles sont-elles qui fonctionnent, qui restent accessibles, etc. ? Divulgâchage : sans aucune protection (même simple), préparez-vous aux pourriels.


Pour finir, un petit jeu vite addictif : 100 jumps. Il faut faire sauter un cube de plateforme en plateforme, jusqu’à la centième. Attention à bien jauger la puissance du saut avec la durée d’appui sur la barre d’espace, ou c’est la mort assurée…

En vrac #4

Quelques petits changements apportés ces dernières semaines au carnet. Le plus visible, c’est que j’ai finalement cédé à réutiliser une police avec empattement pour le contenu. Les performances sont légèrement impactées, mais beaucoup moins que ce que j’avais imaginé : le score EcoIndex de A est conservé. Et après tout, c’est important de se sentir bien chez soi.

L’autre changement important, c’est l’ajout de ma blogoliste, sélection de blogues que je vous recommande de découvrir. Avec le réveil de plusieurs blogues endormis et un nouvel élan de publier chez soi plutôt que sur des plateformes américaines, c’est une bonne façon de partager des liens intéressants. Alors, n’hésitez plus et partagez aussi votre blogoliste !


Vous hésitez ou vous ne savez pas quelle police à chasse fixe (monospace) choisir ? Ce petit jeu met en compétition 28 polices : à chaque manche, vous sélectionnez votre préférence parmi les deux choix proposés, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’une seule ! Et pour ne pas vous influencer, seul le nom de la police gagnante est dévoilée, à la fin.


Scott Lawson partage un retour d’expérience intéressant à base de gommettes. Ses objets sont rangés par catégorie dans des boites transparentes ; cela permet de facilement voir ce qu’il y a dedans. À chaque utilisation d’un objet, il ajoute une gommette sur l’étiquette de la boite. Il est alors facile avec le temps d’avoir une mesure visuelle de la fréquence d’usage de ses affaires, et de savoir quoi garder, ranger ou éliminer.


Cette petite victoire de Robert Kingett contre une bureaucrate d’une administration américaine m’a bien fait sourire. Aveugle de naissance, le gouvernement lui demande régulièrement des preuves médicales actualisées, sous peine de suspension de ses prestations. Prêt à leur envoyer ses documents au format PDF, il découvre qu’il ne peut plus les envoyer par e-mail ; ça doit être par courrier ou par fax. Je ne vous divulgâche pas la suite, mais ça parle de 512 pages…

Pouvoir et symétrie

J’aime beaucoup cette photo de la nouvelle première ministre du Québec, Christine Fréchette, et de la nouvelle mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada.

La mairesse de Montréal, Soraya Martinez Ferrada, et nouvelle première ministre du Québec, Christine Fréchette assises à l’hôtel de ville.
Christine Fréchette et Soraya Martinez Ferrada à l’hôtel de ville de Montréal, le 22 avril 2026.
© Alain Roberge, La Presse

Il s’y dégage une quasi symétrie, que ce soit en arrière plan avec les plantes sur le rebord des fenêtres, ou les deux drapeaux au centre et les verres d’eau posés sur la petite table ; avec la mise au point sur les deux personnes principales de la photo, jambe croisée à l’opposé, chacune les mains jointes ; ou avec leurs deux collaborateurs·trices aux mêmes postures de chaque côté, portant lunettes, pieds et mains jointes, ou jambes croisées pour celleux au tout premier plan.

Toutes les personnes sont en costume, mais il y a ce petit contraste entre les baskets blanches des deux personnes principales et les souliers bien habillés des collaborateurs·trices, ajoutant encore un petit quelque chose à la photo.

People who care

I love when in release notes, there are more resolved issues than new features. Maintenance is care. Care is respect.

— Karl Dubost, Astrophysique et LLMs

Design systems and editorial style guides need people who care. They need people who care about the small details, who obsess over consistency. They need people who are willing to push back, and who are happy to say no to the endless requests to ignore the guidelines just this one time. […]

Tech is full of people who care deeply about their area of chosen specialism, and we’re all struggling in a world where doing lots of stuff really fast has become the most important thing.

— Rachel Andrew, The importance of people who care

Failles et responsabilité

Le premier vise à rendre les éditeurs de logiciels légalement responsables de la commercialisation de produits non sécurisés, et faire supporter le coût de l’insécurité à ceux qui en sont à l’origine. Le fait que le secteur ait normalisé un « Patch Tuesday » mensuel, en traitant les défauts courants des produits comme un coût acceptable, témoigne du fait que nous avons intériorisé l’idée que les logiciels défectueux seraient la norme.

« Au cours des 150 dernières années, aucun secteur n’a amélioré la sécurité sans y avoir été contraint par les pouvoirs publics. Que ce soit l’aviation, l’automobile, l’industrie pharmaceutique ou la sécurité alimentaire, tous ont suivi cette voie », rappelle Bruce Schneier.

La cybersécurité est une « priorité géopolitique », pas un « problème technique »

Quand je vois le nombre de nouvelles fuites de données personnelles qui sont découvertes chaque jour, y compris lorsqu’il s’agit d’organismes gouvernementaux, ça me semble une bonne idée : il faut sévir plus et mettre les éditeurs face à leurs responsabilités.

Remettre au cœur

Depuis plusieurs années, de nombreuses personnes déclarent vouloir remettre certaines choses au cœur d’autres choses. […]

Par exemple, c’est souvent l’humain, l’usager ou le citoyen qu’on désire remettre au cœur de quelque chose. […]

Cette expression a fini par déborder du monde corporatif pour être maintenant en usage dans les médias et dans le langage courant.

— Nicolas Guay, Remettre A au cœur de B

Coïncidence ? Pas plus tard qu’il y a quelques jours, cette expression était utilisée par ma haute direction dans une présentation.