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Comment rendre fou un typographe (et d’autres)

Je viens de découvrir la police d’écriture Times New Bastard. Elle est basée sur les polices Nimbus Roman No. 9 L et Nimbus Sans. Sa particularité : par défaut, ce sont des caractères avec empattement (sérif), mais tous les 7 caractères c’est un caractère sans empattement (sans sérif) qui est affiché. Extrêmement vicieux pour rendre fou n’importe qui !

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ChatGPT, crédibilité et vérité

On sait déjà que ChatGPT-3 ne sait pas distinguer le vrai du faux. D’ailleurs, son souci n’est pas la vérité, mais la création de textes crédibles. Et lorsque ces textes n’ont pas d’auteur, que l’on ne peut pas remonter aux sources utilisées pour produire l’information générée, et que toutes ces informations ont la même valeur, il n’y a aucun critère de vérité, ni de possibilité de proposer une critique. Donc il s’agit de lui faire confiance. Comment ? En en faisant un outil ludique, facile à utiliser, et sympathique.

— Claire Gerardin, ChatGPT nous éloigne de la science qui la rend possible

Ou encore :

This is a good reminder that, as impressive as they are, models like GPT are great at producing plausible content, not correct one 🙂

— lucaong, Elixir’s Enum.transpose written by ChatGPT?


Maturité et ergonomie

[User requests feature already in product]
• Junior dev: “lol dumb user”
• Staff dev: “Closed - fixed”
• Senior dev: <opens usability bug>

— Vicky Harp, Twitter (Internet Archive)


Algorithme et décisions

Au contraire, un algorithme est une suite de décisions. Un algorithme, c’est un ensemble d’étapes qu’on va suivre pour un certain but. Choisir le but est déjà une décision. […] Mais choisir les étapes est aussi une décision. Rien dans le monde numérique ne se fait tout seul : des personnes ont décidé de l’algorithme.

— Stéphane Bortzmeyer, On entend trop le mot « algorithme »


Inconnu et premiers mots

Elle aurait pu botter en touche, inventer n’importe quel bobard, […] mais non, elle s’est lâchée et elle aussi s’en étonne, car elle n’est pas du genre à s’épancher. […] Que s’est-il donc produit pour qu’elle accepte d’ouvrir une brèche, qui plus est, devant un inconnu ? Il ne lui faut qu’une poignée de secondes pour trouver la réponse : l’homme du train est un inconnu. Il est beaucoup plus facile de se confesser devant une personne qui ne sait rien de vous, qui ne vous jugera pas, qui n’osera pas, qui ne vous délivrera pas de conseils, qui ne s’y sentira pas autorisée […].

Maintenant qu’elle a commencé, pas question de s’arrêter en chemin. Mais, en réalité, c’est facile. Le plus dur, c’était de prononcer les tout premiers mots.

— Philippe Besson, « Paris-Briançon » (pages 81-82) chez Julliard