Carnet de Nicolas
Journal de bord et autres pérégrinations de l’esprit

Escapade ontarienne

Au départ de Montréal, quelques 1 700 km au compteur pour visiter une partie de l’Ontario, dont les fameuses chutes du Niagara, avant de revenir au Québec par les Laurentides. Récit d’une belle semaine de découvertes.

Carte routière montrant un itinéraire divisé en sept jours, reliant Montréal, Kingston, Toronto, Niagara Falls, Peterborough, Ottawa, Tremblant et Montréal.
Escapade dans l’Ontario jusqu’aux Chutes du Niagara, en revenant par les Laurentides.

Jour 1 — Départ de Montréal en direction de Kingston, en longeant le Saint-Laurent. Passage par la Long Sault Parkway, une route reliant 11 petites îles. C’est pittoresque. Sortie de l’autoroute 401 pour prendre la County Road 2 et arriver sur la 1000 Islands Parkway. C’est une très jolie route le long des mille îles, qui sont en fait presque deux fois plus nombreuses. Pause à Gananoque en compagnie d’oies bernaches. Avant d’arriver à Kingston (première capitale du Canada-Uni), visite du Fort Henry, construit en 1812 par les Britanniques pour se protéger d’une attaque des Américains. « C’est la plus grande fortification de l’Amérique du Nord, à l’ouest de Québec. » Ou comment ne pas dire que c’est la deuxième plus grande fortification de l’Amérique du Nord, après celle de Québec.

Minuscule île avec un chalet en bois au milieu de l’eau dans l’archipel des mille îles.
Île sur la route des mille îles.
Guide en uniforme historique posant derrière un canon d’époque au Fort Henry.
Tir de canon au Fort Henry.

Jour 2 — Départ de Kingston pour se rendre à Toronto, en passant par la presqu’île du comté de Prince Edward. Arrêt à Wellington, petite bourgade sympathique, pour reprendre des forces en observant les plages de sable blanc. À peine reparti qu’une pause s’impose dans les vignobles pour déguster les vins locaux. C’est pas pire, même si pour le rouge, il y a encore des progrès à faire. En se rapprochant de Toronto, gros achalandage. Balade dans Distillery District, ancienne distillerie de whisky devenue un petit quartier piéton, avec ses bâtiments en brique rouge qui abritent maintenant commerces et restaurants. Il y a le Toronto Pen Shop, magasin regorgeant d’attrayants carnets et stylos de qualité, mais j’ai su résister.

Grappes de raisins verts poussant sur un cep de vigne dans un vignoble ontarien.
Vigne dans le comté de Prince Édouard.
Plaque de rue « Gristmill Lane » fixée sur une mur de briques du Distillery District.
Distillery District à Toronto.

Jour 3 — Journée à Toronto en commençant avec la visite de la CN Tower dont la plateforme d’observation, à 346 m d’altitude, offre une superbe vue sur la ville et ses environs. Moyennant supplément, on monte jusqu’au sommet à 447 m d’altitude, où l’on peut constater, à défaut de ressentir, l’oscillation de la tour jusqu’à 50 cm par grand vent. Avec le ferry, on rejoint les îles de Toronto pour s’y balader à pied, profiter des parcs, plages et se baigner dans le lac Ontario pour les plus téméraires. Au retour, déambulation entre les beaux gratte-ciels qui détonnent avec la gare, avant de flâner dans les artères. Et de faire un passage obligé dans St Nicholas Street.

Reflet de la Tour CN de Toronto sur la façade vitrée et géométrique d’un gratte-ciel.
Façade d’un immeuble torontois.
Voiliers naviguant sur les eaux calmes du lac Ontario sous un ciel bleu dégagé avec deux oiseaux.
Le lac Ontario.

Jour 4 — Cap vers Niagara Falls dans le Sud de l’Ontario pour aller voir de ses propres yeux les chutes du Niagara. Les meilleurs points de vue sont côté Canada, ça tombe bien. C’est beau et impressionnant. Même si, entre nous, ça reste des chutes. En visitant l’ancienne centrale électrique Niagara Parks Power Station, on descend à 55 m sous terre dans l’ancien canal de rejet de l’eau des turbines, et on parcourt les 700 m jusqu’à la sortie, pour découvrir les chutes d’en bas, un autre joli point de vue. Avant de repartir, promenade par Clifton Hill, une rue riche en salles de jeu et de divertissement. Il faut ensuite rebrousser chemin jusqu’à Newcastle pour bifurquer sur l’autoroute 115, et arriver à Peterborough. Repos mérité.

Chutes américaines du Niagara et tour d’observation vues depuis l’eau.
Chutes américaines à Niagara Falls.
Bateau d’excursion naviguant dans la brume au pied des chutes du Fer-à-cheval à Niagara.
Chutes du fer-à-cheval à Niagara Falls.

Jour 5 — Sur le chemin vers Ottawa, petite pause à Silver Lake et grande pause aux magasins d’usine à l’entrée de la ville. Choisie comme capitale de la province du Canada en 1857 par la reine Victoria, elle abrite aujourd’hui de nombreuses institutions fédérales, comme le Parlement ou la Cour suprême. En descendant le long des huit écluses du Canal-Rideau, balade autour de la colline du Parlement jusqu’au centre-ville. Pour terminer la journée, un bon souper en terrasse.

Alignement des écluses du Canal-Rideau à Ottawa menant vers la rivière, avec la ville de Gatineau en arrière plan.
Écluses du Canal-Rideau à Ottawa.
Édifice de la Cour suprême du Canada entouré d’arbres au-dessus de la rivière des Outaouais.
Cour suprême du Canada.

Jour 6 — Visite guidée de la Chambre des communes du Canada, la chambre basse du Parlement. Elle compte 343 député·es qui représentent la population canadienne. Son bâtiment, l’édifice du Centre, est en rénovation depuis 2019 et jusqu’en 2030, au moins. Pendant ce temps, elle siège au centre de l’édifice de l’Est, sous une verrière construite pour l’occasion. La chambre haute, le Sénat, compte quant à lui 105 sièges et représente les régions du Canada. Ensuite, direction le parc Oméga, où les animaux sont en liberté, alors que les visiteurs restent dans leur auto. C’était achalandé, et déception, pas le moindre caribou ni orignal en vue… Il est temps de repartir pour aller à Mont-Tremblant.

Vue d’ensemble de la Chambre des communes du Canada avec ses sièges verts et le drapeau canadien.
Chambre des communes du Parlement.
Jeune daim tacheté au Parc Oméga tenant une carotte dans sa bouche.
Daim dans le Parc Oméga.

Jour 7 — Chaussures de marche aux pieds, c’est parti pour monter depuis le stationnement jusqu’au sommet du mont Tremblant, en suivant le sentier Sasquatch, soit 7 km et plus de 680 m de dénivelé positif. En haut, de très beaux points de vue sur les alentours, et pique-nique pendant que le temps se couvre. La descente se fait sous une pluie battante par le Grand prix des couleurs, voie la plus directe pour rejoindre le village en empruntant les pistes de ski. C’est raide en descente, alors je n’imagine pas en montée. Une fois au sec, retour à Montréal pour clore la boucle. C’est déjà la fin.

Vue panoramique depuis le sommet du mont Tremblant sur une forêt verdoyante et un lac.
Vue depuis le mont Tremblant.
Tour de télécommunication métallique plongée dans un épais brouillard au sommet d’une montagne.
Mont Tremblant dans un nuage.