Carnet de Nicolas
Journal de bord et autres pérégrinations de l’esprit

#politique

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En vrac #1

Je n’ai pas vu le mois de janvier passer. Quelques jours pour (re)découvrir Québec et ses environs, cette fois sous la neige : c’est très beau. On parle de service à la clientèle — et non de service client(s) —, ce qui, si on y réfléchit bien, est une traduction plus fidèle de customer service.

Laure revient dans La conception typographique : être lu par tout le monde sur le changement de Calibri en Times New Roman pour les documents officiels de la diplomatie américaine. Elle rappelle l’histoire de la typographie, et ses relations politiques. En parlant politique, la BBB Baskervvol est une police à empattement, reprise du Baskervville, augmentée de caractères post-binaires.

Dans mon À propos, j’écris « c’est bien les flux RSS ». Dans La vie est trop courte pour bouder les flux chez Kozlika, je vais plus loin et commente « c’est la vie les flux RSS <3 ». Vous ne savez pas ce qu’est un agrégateur de flux ou à quoi cela sert ? Alors son article est fait pour vous, et elle vous explique comment en mettre un en place. Les flux RSS permettent de se tenir au courant des nouveautés d’un blog, sans devoir aller visiter manuellement chacun des sites. Les discussions afférentes m’ont aussi permises de découvrir les blogs de nouvelles personnes, et ça, j’aime.

Karl se pose la question du pourquoi de la numération des pages. Il y livre une réflexion et des éléments de réponse très intéressants. Cela me questionne aussi sur une autre métrique souvent présente dans les caractéristiques d’un livre : le nombre de pages. Que représente-t-il et à quoi sert-il ? Se donner une idée de l’épaisseur ou du contenu ? C’est pourtant une mesure relative, qui dépend de nombreux facteurs, comme les dimensions des pages, les marges, la taille de la police, etc.

Roberto explique dans Your App Subscription Is Now My Weekend Project comment il recrée et code avec l’aide d’une IA des services payants qu’il utilisait jusqu’à présent. Je trouve intéressant qu’il précise que ses projets ne sont pas d’une qualité attendue en production, et qu’il n’envisage donc pas de les rendre publics ni de les vendre. De mon côté, avec l’aide de Claude, j’ai créé mon premier plugin Dotclear : il ajoute le suffixe « er » au 1er jour du mois, dans les dates des articles. Il y a peut-être plus simple, mais ça marche.

Enfin, un peu d’UX avec l’analyse Hero Banner : alternatives et tendances pour un design plus impactant de Tiffany. C’est ce bloc de présentation en haut des sites web, un peu comme une vitrine, qui se veut percutant. Mais pas toujours performant.


Politique, philosophie et convictions

Très jeune, j’ai été déçu par le sens que le monde moderne a donné à la politique. Et par ceux qui la font. J’ai le sentiment que, comme va le monde, les gens s’intéressent trop à la politique et pas assez à la philosophie. La norme semble non plus d’avoir une pensée, mais un avis. Un avis politique. Au lieu de se forger chaque jour une philosophie de vie propre, on se sent obligé de choisir un camp, on devient un partisan et, dès lors, on cesse de penser. On se met une étiquette, on en colle à autrui, et l’on ne juge plus qu’à travers elles. On fait de la politique un outil de dissension, de dispute, quand elle ne devrait servir que nos intérêts communs. Les gens qui font de la politique et ceux qui les élisent ne le font plus pour des raisons philosophiques, mais partisanes. Il ne pensent plus à l’humanité, mais à leur portefeuille.
J’ai toujours pensé que l’homme ne devrait se battre que pour protéger les faibles, jamais pour assouvir. L’homme ne devrait pas être dirigé par l’homme, mais par ses idées, ou ses idéaux. Et pour se forger des idées et des idéaux, il faut s’instruire, apprendre, écouter, chercher, questionner, remettre tout en question à chaque instant, y compris ses propres convictions.

— Henri Lœvenbruck, « J’irai tuer pour vous » (page 273) chez J’ai Lu