Carnet de Nicolas
Journal de bord et autres pérégrinations de l’esprit

#numérique

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Besoin et entreprise

Les concepteurs de logiciels et de matériel informatique savaient que leur rôle était de servir leurs clients. Il s’agissait d’identifier un besoin, puis d’y répondre. Mais à un moment donné après la crise financière, les aspirants entrepreneurs ont transformé cela : ils étaient persuadés que leur rôle était d’inventer l’avenir et que celui des consommateurs était de se conformer à cet avenir inventé. (…) Au lieu de technologies capables de résoudre des problèmes concrets, les entreprises ont enchaîné les modes passagères comme les NFT, le métavers et les grands modèles de langage. Leur point commun ? Elles ne sont pas conçues pour résoudre un véritable problème de marché. Elles sont conçues pour enrichir les investisseurs et les entreprises.

— Elizabeth Lopatto, La Silicon Valley a oublié ce que veulent les gens ordinaires

D’où l’importance d’utiliser des alias de son adresse e-mail

J’ai pris l’habitude, sur la plupart des sites et particulièrement ceux proposant des services, de m’inscrire avec un alias de mon adresse e-mail. Un alias, c’est une adresse e-mail supplémentaire associée à son adresse principale (mettons pseudo@example.net). Cela peut être une adresse complètement différente, telle que autre-pseudo@example.net, ou une variation de son adresse avec un + suivi d’un suffixe, telle que pseudo+suffixe@example.net.

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People who care

I love when in release notes, there are more resolved issues than new features. Maintenance is care. Care is respect.

— Karl Dubost, Astrophysique et LLMs

Design systems and editorial style guides need people who care. They need people who care about the small details, who obsess over consistency. They need people who are willing to push back, and who are happy to say no to the endless requests to ignore the guidelines just this one time. […]

Tech is full of people who care deeply about their area of chosen specialism, and we’re all struggling in a world where doing lots of stuff really fast has become the most important thing.

— Rachel Andrew, The importance of people who care

Failles et responsabilité

Le premier vise à rendre les éditeurs de logiciels légalement responsables de la commercialisation de produits non sécurisés, et faire supporter le coût de l’insécurité à ceux qui en sont à l’origine. Le fait que le secteur ait normalisé un « Patch Tuesday » mensuel, en traitant les défauts courants des produits comme un coût acceptable, témoigne du fait que nous avons intériorisé l’idée que les logiciels défectueux seraient la norme.

« Au cours des 150 dernières années, aucun secteur n’a amélioré la sécurité sans y avoir été contraint par les pouvoirs publics. Que ce soit l’aviation, l’automobile, l’industrie pharmaceutique ou la sécurité alimentaire, tous ont suivi cette voie », rappelle Bruce Schneier.

La cybersécurité est une « priorité géopolitique », pas un « problème technique »

Quand je vois le nombre de nouvelles fuites de données personnelles qui sont découvertes chaque jour, y compris lorsqu’il s’agit d’organismes gouvernementaux, ça me semble une bonne idée : il faut sévir plus et mettre les éditeurs face à leurs responsabilités.

Domaines et légitimité

L’Assurance maladie envoie ses e-mails depuis quatre domaines différents : @ameli.fr, @info.ameli.fr, @assurance-maladie.fr et @app.assurance-maladie.fr. Elle doit publier la liste de ses domaines légitimes sur son site pour aider les usagers à s’y retrouver. […]

La DGFiP (les impôts) a son site sur impots.gouv.fr, mais ses e-mails officiels arrivent depuis @dgfip.finances.gouv.fr — un domaine qui ne contient même pas le mot impôts.

Changer de nom de domaine pour vos emails ? Une fausse bonne idée qui ouvre la porte aux arnaqueurs

L’article est très intéressant, et même si la plupart des exemples sont liés aux collectivités, c’est aussi vrai pour les entreprises. Je trouve ça insupportable de recevoir des e-mails où je dois mener mon enquête pour savoir si c’est un domaine légitime, typiquement dans le cas des e-mails de suivi de livraison. Vous ne pouvez pas utiliser le même domaine que celui de votre site web ? Ou un sous-domaine, ça marche aussi très bien.

Face à ce constat, le gouvernement a pris acte du problème. Une circulaire signée par Élisabeth Borne le 7 juillet 2023 impose désormais à tous les sites de l’État central d’adopter l’extension .gouv.fr, avec pour objectif explicite de « lutter contre les arnaques en ligne » et de « garantir le caractère officiel et authentique des services publics ».

J’avais remarqué que le site Service public avait migré d’un domaine .fr en .gouv.fr et j’avais trouvé ça bien plus pertinent. Maintenant je comprends mieux, et je trouve cette directive bienvenue.

En vrac #1

Je n’ai pas vu le mois de janvier passer. Quelques jours pour (re)découvrir Québec et ses environs, cette fois sous la neige : c’est très beau. On parle de service à la clientèle — et non de service client(s), ce qui, si on y réfléchit bien, est une traduction plus fidèle de customer service.


Laure revient dans La conception typographique : être lu par tout le monde sur le changement de Calibri en Times New Roman pour les documents officiels de la diplomatie américaine. Elle rappelle l’histoire de la typographie, et ses relations politiques. En parlant politique, la BBB Baskervvol est une police à empattement, reprise du Baskerville, augmentée de caractères post-binaires.


Dans mon À propos, j’écris « c’est bien les flux RSS ». Dans La vie est trop courte pour bouder les flux chez Kozlika, je vais plus loin et commente « c’est la vie les flux RSS <3 ». Vous ne savez pas ce qu’est un agrégateur de flux ou à quoi cela sert ? Alors son article est fait pour vous, et elle vous explique comment en mettre un en place. Les flux RSS permettent de se tenir au courant des nouveautés d’un blog, sans devoir aller visiter manuellement chacun des sites. Les discussions afférentes m’ont aussi permises de découvrir les blogs de nouvelles personnes, et ça, j’aime.


Karl se pose la question du pourquoi de la numération des pages. Il y livre une réflexion et des éléments de réponse très intéressants. Cela me questionne aussi sur une autre métrique souvent présente dans les caractéristiques d’un livre : le nombre de pages. Que représente-t-il et à quoi sert-il ? Se donner une idée de l’épaisseur ou du contenu ? C’est pourtant une mesure relative, qui dépend de nombreux facteurs, comme les dimensions des pages, les marges, la taille de la police, etc.


Roberto explique dans Your app subscription is now my weekend project comment il recrée et code avec l’aide d’une IA des services payants qu’il utilisait jusqu’à présent. Je trouve intéressant qu’il précise que ses projets ne sont pas d’une qualité attendue en production, et qu’il n’envisage donc pas de les rendre publics ni de les vendre. De mon côté, avec l’aide de Claude, j’ai créé mon premier plugin Dotclear : il ajoute le suffixe « er » au 1er jour du mois, dans les dates des articles. Il y a peut-être plus simple, mais ça marche.


Enfin, un peu d’UX avec l’analyse Hero Banner : alternatives et tendances pour un design plus impactant de Tiffany. C’est ce bloc de présentation en haut des sites web, un peu comme une vitrine, qui se veut percutant. Mais pas toujours performant.